5 bonnes raisons de descendre dans la Mine bleue
La Mine bleue

Noyant-la-Gravoyère - La Mine bleue , M.Serreau ©

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5 bonnes raisons de descendre dans la Mine Bleue

Ȧ Noyant-la-Gravoyère, au cœur de l’Anjou bleu, un ancien site minier permet une descente à 126 mètres sous terre. Un voyage insolite dans les profondeurs historiques de l’ardoise.

1# Pour la descente

Le briefing est obligatoire ! Règles de sécurité obligent, la visite est guidée. Brice a la gouaille d’un ancien mineur. « Casque de chantier bleu pour les adultes et casque blanc pour les enfants. Et n’oubliez pas la charlotte qui va avec ! ». Le ton est donné. Bienvenue à la Mine Bleue ! La descente à 116 mètres s’opère désormais en ascenseur. Un premier palier de rassemblement après une descente à 7 km/h, soit 52 secondes, avant d’atteindre les 126 mètres par un large escalier en fer.

2# Pour son petit train

Les anecdotes fusent avant de monter dans le petit train de la mine. « Un coup de sifflet pour monter et un second pour descendre », annonce-t-il. Durant quelques minutes, les wagonnets jaunes, provenant des mines du nord de la France, s’enfoncent non sans sursaut dans les galeries. La température du fond n’excède pas les 13°C, été comme hiver, et l’humidité ambiante stagne à 80 %. Du sol au plafond, le schiste ardoisier plonge le visiteur dans un univers sombre, là où les mineurs de la Gatelière travaillaient sans relâche 12 heures par jour, 6 jours sur 7.

 

3# Pour Marcel ! 

La visite se poursuit à la lampe torche. Brice désigne un chef de file et un serre-file. Pour « éviter de se perdre », il indique le nord et sud dans cet environnement sans repère. « Les mineurs travaillaient le dos au nord, sur les blocs côté sud, sinon l’ardoise tombait du plafond ». Après quelques minutes de marche dans les méandres de galeries souterraines, la première chambre d’extraction donne une vision abyssale. Grandiose. Là, plusieurs mannequins mettent en scène les différents métiers de la mine. Le guide décrit chaque poste avec précision. Avant d’être coupé par l’intervention de « Marcel », un fendeur d’ardoise plus vrai que nature…

4# Pour l’histoire et le patrimoine

Tout au long du parcours, Brice n’a de cesse de raconter l’histoire. De belles histoires. Celle de la Gatelière qui fût en activité de 1916 à 1936. « L’année des congés payés ! Les mineurs sont partis en vacances pour la première fois et à leur retour, la mine avait fermé ». Celle des « parageots », ces forçats de la mine qui débutaient leur carrière dès l’âge de 12 ans et qui, pour un quart d’entre eux, n’atteignaient jamais les 45 ans. Au fond, ce patrimoine vivant et industriel est détaillé et expliqué. Avec respect et authenticité.

5# Pour la fente de l’ardoise

Après un passage par la « cathédrale », gigantesque cavité de 80 m de long, 20 m de large, 20 m de haut et celle du « trésor de la mine », à la scénographie scintillante, il est temps de rejoindre le plancher des vaches. Là, à ciel ouvert, le guide s’outille et retrace l’activité des fendeurs d’ardoise avec brio. Les visiteurs restent bouche-bée tant l’exercice est précis et réaliste. Comme autrefois.

 

En partenariat avec Dimanche Ouest France Maine-et-Loire

Infos pratiques

LA MINE BLEUE
La Gâtelière, Noyant-la-Gravoyère
49500 SEGRÉ-EN-ANJOU BLEU