L'Hôtel-Dieu et son Apothicairerie
Apothicarerie de Baugé

Apothicairerie à l'Hôtel-Dieu de Baugé , Paillat F-E Gys©

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5 raisons de visiter l’Hôtel-Dieu de Baugé et son Apothicairerie

À Baugé-en-Anjou, l’ancien hôpital, datant du XVIIe, révèle ses secrets et l’histoire des religieuses hospitalières de Saint-Joseph. Avec, en point d’orgue, son Apothicairerie, unique en Europe.

#1 Pour trois siècles d’histoire

L’Hôtel-Dieu de Baugé accueille ses premiers malades en 1650, grâce à la détermination de deux femmes : Marthe de la Beausse, une religieuse baugeoise, et Anne de Melun, princesse d’Épinoy. Il fermera ses portes en 2001, pour devenir un lieu de visite incontournable en Anjou. Trois siècles d’histoire qui transportent le visiteur : de la salle de soins, à la chapelle baroque, en passant par la salle du chapitre qui servait à des réunions liées aux activités spirituelles de la congrégation des sœurs, pour finir dans le réfectoire avec ses boiseries murales d’origine.

#2 Pour l’Apothicairerie

Avant de déambuler, le visiteur fait une première halte dans l’Apothicairerie. Il entre alors dans le lieu le plus emblématique de l’Hôtel-Dieu. Unique en Europe, cette petite officine ouvre ses portes en 1675 pour les refermer dans les années 1950. Depuis, rien n’a bougé. Ses murs, habillés d’étagères en chêne et de dressoirs en noyer de style Louis XIII, exposent environ 650 pièces : une collection rare de silènes, de piluliers, de chevrettes, de pots-canon, de bouteilles en faïence de Nevers (Nièvre)…

Le sol, recouvert d’un parquet en chêne, arbore un motif marqueté en forme de soleil. Le plafond, en bois de châtaignier, est compartimenté en onze caissons. Son décor peint en faux marbre blanc et rouge sur fond bleu est parsemé d’étoiles d’or. Sublime !

#3 Pour les remèdes

« Cette pharmacie a conservé tous ses contenants de l’époque et la plupart des pots possèdent encore leur contenu », précise Charlotte Guillou, la guide. Notamment ce silène – une boîte ronde en bois de châtaigner – portant l’inscription « Mumia » : il contient des doigts humains momifiés aux vertus cicatrisantes. Du sang de bouc, des bois de cerfs ou encore des yeux d’écrevisses nichés dans un pilulier. « On s’en servait comme dentifrice à l’époque… », annonce Charlotte Guillou. Une multitude de remèdes qui étaient préparés par la sœur apothicaire et dont les traces animales, végétales et minérales sont toujours visibles aujourd’hui.

#4 Pour la « nouvelle » pharmacie

Depuis un an, l’Hôtel-Dieu a ouvert une nouvelle salle dans le prolongement du réfectoire. En partenariat avec l’Association de sauvegarde du patrimoine pharmaceutique, une « nouvelle » pharmacie est exposée au public. Datant du XIXe siècle, avec ses remarquables boiseries, elle provient du Puy-en-Velay (Haute-Loire). Désormais intégrée aux collections de l’Hôtel-Dieu et garnie de plus de 200 pots et ustensiles, cet ensemble permet de replonger aux sources de la pharmacie moderne.

#5 Pour la vie des lieux

Lieu de mémoire et d’histoire par excellence, l’Hôtel-Dieu de Baugé n’en est pas moins un lieu de vie et de culture. Tout au long de l’année, le site accueille des visites théâtralisées, des visites nocturnes et des expositions temporaires. Il n’est d’ailleurs pas rare de croiser des artistes et des artisans locaux, tous « pensionnaires » des lieux.

 

En partenariat avec Dimanche Ouest-France Maine-et-Loire

Infos pratiques

APOTHICAIRERIE DE BAUGÉ
Hôtel Dieu, rue Anne de Melun
Baugé
49150 BAUGE-EN-ANJOU