Nicolas Briançon - Biographie et théâtre
Festival d'Anjou

Festival d'Anjou

Festival d'Anjou , JC.Hermaize©

  • Partager :

Nicolas Briançon,
directeur artistique du Festival d'Anjou

Événement théâtral majeur dans la région, le Festival d’Anjou réunit plus de 20 000 spectateurs, le situant au 2nd rang national des festivals de théâtre après celui d’Avignon. Chaque année, ce rendez-vous estival vous propose des représentations de plus d’une quinzaine de pièces dont de nombreuses créations.

Nicolas Briançon

"Des pièces de grands auteurs dans des sites magnifiques"

Jean-Claude Brialy* vous a fait découvrir le Festival d’Anjou. À quand remonte votre première visite ?

N.B. : À 1987. J’étais assistant de l’un de mes tout premiers spectacles, Le Bacchus de Jean Cocteau. Nous avons joué au château du Plessis-Bourré, où Jean Marais avait tourné Peau d’âne. Je suis revenu en 1989 avec deux spectacles à Saumur, puis à Cholet. J’ai aussi présenté Le menteur de Corneille au château du Plessis-Macé. C’est après Antigone avec Robert Hossein et Barbara Schulz, que l’on m’a proposé la direction artistique du Festival d’Anjou. Depuis 2004, je transmets ces soirées de début d’été ma passion au public, je fais évoluer sa perception des choses. Je suis un passeur de l’Anjou.

Vous aviez donc déjà un bel aperçu de la tradition du théâtre en Anjou…

N.B. : Je connaissais bien le festival, autour de grands textes et de grands acteurs. Mais la tradition ne fait pas tout. Le théâtre doit nous faire avancer, nous rendre un peu meilleur. C’est en cela que j’aime Shakespeare, un équilibre très joyeux entre la distraction et la réflexion. Le Festival d’Anjou ne peut pas être dédié uniquement au théâtre de boulevard. Ces murs, ces pierres, l’histoire du festival nous imposent quelque chose.

Nous encourageons aussi pendant le festival la tradition du théâtre, amateur et professionnel, très vivace en Anjou avec le Concours des compagnies. C’est un moment formidable !

Dans quel site préférez-vous vous produire ?

 

N.B. : J’allais surtout au Plessis-Macé et, depuis que je suis directeur, j’ai joué Volpone aux Arènes de Doué-la-Fontaine et  j’ai adoré ce plateau. Tous les sites du festival sont très inspirants. J’aime aussi le petit théâtre chez Bouvet-Ladubay, charmant, comme celui du château de Brissac.

 

Qu’appréciez-vous en Anjou ?

N.B. : Au-delà des vins, des rives de Loire... Il y a une fraîcheur qui m’enchante dans le public d’Anjou. Michel Bouquet, Francis Huster… Les comédiens qui se produisent ici apprécient ce public exceptionnel. Et puis, lors d’un festival comme le nôtre, en plein air, les acteurs vivent quelque chose d’un peu différent. Vous jouez avec du vent, des oiseaux qui passent, une lumière naturelle… Ça bouscule le jeu, pour le plus grand plaisir des spectateurs !

 

*a passé son enfance chez son grand-père à Chambellay.

Directeur artistique du festival de 1985 à 2001.

Plus d'informations : festivaldanjou.com