il y a 8 mois
En ces terres de Jarzé Villages, non loing des labours et des chemins où mugissent les charrues, j’ai trouvé repaire en l’Auberge de Lué, hostellerie prisée des gens d’ouvrage. Là, pour modique somme de dix à vingt sols modernes, l’on sert chaud breuvage et pitance honneste, propre à ragaillardir le voyageur comme le plus humble tâcheron.
Or, moi, seigneur de ces marches, ay voulu m’enquérir de ce logis, et n’y trouvai que courtoisie. Le maître des lieux, homme de bonne grâce et d’accueil franc comme acier battu, m’ouvrit sa table sans hésitance. Senteurs de viande rôtie, pain croustillant et mets rustiques emplirent l’air, et je vous dis, par ma foi, que point ne s’y trouve supercherie : tout y est simple, vaillant, et fait pour sustenter tant nobles que vilains.
Le lieu, sis au 2 de la Rue de Toulgoet, tient ouverte porte jusques à la seizième heure, et chacun peut y ripailler, emporter viandes ou recevoir livrée sans contact, estrangeté des temps présents mais point dénuée de prou utilité. Que l’on vienne à y quérir table ou repas en chemin, l’aubergiste saura contenter vostre appétit.
Ainsi, de ma main de chevalier, j’accorde à l’Auberge de Lué quatre étoiles et deux dixièmes, louange méritée pour l’humble justesse de sa cuisine, l’honneur de son service, et la vaillance de son tenancier. Que quiconque chevauche par ces contrées s’y arrête, et il saura que mon jugement n’est point vain.







